Putain de matin (ça rime)

Il y a des matins où il vaudrait mieux rester couché. Ce matin par exemple.
 
Déjà je me lève à la bourre par de la pub Leclerc à la radio, vous savez, le petit jingle qui fait : tou-touloutou-tou… Leclerc ! Putain, j’exècre ce son. En temps normal, je ne le supporte déjà pas, il me sort par les trous du nez. Alors imaginez au réveil… Pourtant 3€ les 2 kilos d’avocats, ça aurait dû me mettre en joie… je comprends pas.

 
Levé du pied gauche (celui de l’ampoule), je suis d’une humeur massacrante. A peine le temps de prendre un café et un bol de céréales au chocolat (même pas des Cruesli, mais des Extra nettement moins bonnes) et je suis sur le départ. Bon, y a aussi l’embrouille avec ma mother. Je vais vous la raconter parce que c’est assez intéressant. Si si ! Vous allez voir…
Alors déjà, il faut savoir que quand je pars le matin, mes habits sont déjà minables de la veille. Ils font la semaine et je reste toute la journée avec. Ok, je passe pour un vieux clodo au self, mais au moins ça m’évite de me changer 4 fois par jour. Bien sûr, je ne prends pas mon manteau puisqu’on ne peut pas travailler avec et qu’au final, il gêne plus qu’il réchauffe. Mon astuce, en l’absence de ma gaine adipeuse isotherme -et parce que oui JR, je me gèle les couilles- consiste à empiler 5 épaisseurs de vêtements. Hormis l’efficacité réelle en terme calorifuge, cette technique présente un autre avantage : elle me fait passer pour beaucoup plus baraque que je ne suis ! Héhé !

 
Bon, je retourne à l’histoire avec ma reum.
En fait, elle me voit partir au boulot en sweat par -5°C. Evidemment, son sang de mère ne fait qu’un tour :
– "Maaaarc ! Tu vas pas partir comme ça ! (air affligé)
Grognement.
– Attends, je vais te chercher un gilet… Reste là."
 
J’étais déjà grave à la bourre mais j’attends. Dans ma tête, je pensais qu’elle allait me ramener le gilet molletonné sans manche dont elle seule connaît l’emplacement. Le nec plus ultra pour le travailleur qui se les pèle sur un chantier.
– "Il doit être dans ta chambre…" qu’elle me dit.
Allons bon… Je n’y crois pas un pet, et ma petite pensée positive disparaît encore plus vite qu’elle n’est apparue… Elle revient triomphante :
– "Tiens ! Voilà !" en me sortant devinez quoi : mon joli gilet du dimanche !
– Pffffffff ! Ok c’est bon."
Du grand-guignol ! Je me suis barré encore plus bourru et à la bourre.

Ca aurait pu s’arrêter là mais non. Le pire reste à venir et c’est même la raison de ce billet. Alors accrochez-vous.
Hyper énervé, je monte dans la rutilante SP et j’engage la marche arrière pour sortir du garage. J’avais bien vu que le Plymouth (garé devant la cuisine) n’était pas totalement avancé et que son cul dépassait sur l’allée mais bon… comme j’ai dit, j’étais énervé. Je prends le virage sans y faire gaffe et "CHHHHHHRAK !" La 1ère éraflure !!! OH NON PUTAIIIIINNNNNN !!!!
Et puis c’est rigolo parce qu’elle est pile entre les pare-chocs avant et de l’aile ! Quelle misère ! La prunelle de mes yeux !!

 

A ma gueule, il était facile de deviner qu’il fallait pas me faire chier ce matin…

2 réflexions sur “Putain de matin (ça rime)

  1. Y\’a des jours …Tu sais , Bruce Willis a rencontré le même genre de pb ( à moindre échelle , bien sûr) !!! Ben oui , regarde "Piege de Cristal" ou " Une journéée en Enfer" :il avait dû se réveiller comme toi ces jours là.Et j\’oubliais : Jack Bauer !!! Si l\’a pas des journées de merde lui !!!

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